Twitter: @Ajulianperez1

ttu.academia.edu/AlbertoJulianPerez



martes, 9 de noviembre de 2021

 

LES VÉRITÉS DU POÈTE


                Par Alberto Julián Pérez

I

Je dis


Frères poètes

navigateurs des ténèbres,

porteurs de lampes à feu

qui éclaireront le chemin des anges 

quand le ciel se ferme

et viens la dernière nuit,

mes frères, mes parents,

mes esclaves, mes maîtres,

mes morts favoris ,

nous tous enfants du même esprit

dont on ne connait pas vraiment le nom 

et nous l'appelons poésie.


II


Je veux dire, je contredis.


Qui ne sent pas Dieu en lui-même 

ne peut pas vivre dans la poésie,

qui ne se sait pas immortel n'est pas poète,

qui ne sent pas que la langue est l'origine

ne comprend pas la vie.

Qui ne s ́ aperçoit que la poésie est un manteau 

dormira nu et seul dans le vide

abandonné des dieux.

Qui n'épouse pas la poésie

pleure inconsolable dans le ciel froid.

Le soleil regarde avec envie le poète.


III


Frères anges


 a.


Je dis, je contredis

Les vérités ne sont pas éternelles, 

comme une pièce changeante

le monde est en métamorphose.


b.


La poésie est un jeu.

L'homme est son propre dieu.

Les dieux sont descendus de l'Olympe.


c.


Le poète vit dans l'histoire.

Sans histoire, il n'y a pas de poésie.


d.


Il y a une poésie pour les réactionnaires. 

Une autre pour les colonisés.

Une autre pour ceux qui cherchent Dieu. 

Une autre pour ceux qui le craignent

et écrivent en prose.


 e.


Le réel

Le surréel

La poésie

Ses contradictions


IV


Je joue 


1.


Comment ne pas être moi 

comment être mort

et continuer d'écrire 

depuis l'ombres 


2.


Je dis, je contredis


3.


La poésie cherche des poètes 

et Dieu ses enfants


4.


Les livres sacrés

ont été écrits par les poètes


5.


La poésie est un acte involontaire. 

La muse guide la main

du poète. Le poète

obéit à son appel.


6.


Qui est la muse ? 

Marquez d'une croix : 

la mort

l'éternité

le voisin du coin

ma mère

l'éditeur de Planeta.


7.


Erato, Calimnia, Calliope

mes mères

celui qui va mourir vous salue


V


Je pense


 i.


Quand la parole du poète

s'est détachée de soi

la prose est née

et la littérature a commencé.

La Divinité a cessé d'être en elle. 

Expulsés de Dieu

les poètes depuis parcourent la terre

et écrivent, éternellement, 

un même poème sans fin.


ii.


La poésie, mortelle, pèlerine, 

vivre dans la nostalgie constante 

de sa propre divinité,

expulsée de l'Olympe

pour être trop humaine.


iii.


Je veux dire, je contredis.

L'homme est un projet inachevé.

La cruauté est commune 

à tous les animaux. 

Darwin croit en l'évolution.

Socrate cherche la vérité.


iv.


Poètes errants

mes frères

levez vous de la poussière

laissez que le jour vienne

la lumière éternelle

la poésie du soleil.

Laissez l'Autre entrer

laissez la passion arriver.

Quittez votre île

remplacez le verset par le dialogue 

le monologue par la politique.


v.


Le moi souhaite une place 

dans le monde 


vi.


La vie

Le jeu

Nous poètes

perdu dans les ténèbres 

cherchons dans les étoiles 

l'immortalité de l'âme.


vii.


Que la lumière soit faite 

et vive

la poésie du jour

la poésie de l'amour

la poésie du peuple 

la poésie de demain.


viii.


La vérité

Le destin

La révolution 

L'homme 

Retour à soi


ix.


Je dis, je contredis.


Nous vivons dans un monde d'apparences. 

Nous vivons dans un monde d'illusions.


2021


        Traduit par Michel Napolitano avec l ́auteur.



LAS VERDADES DEL POETA

            de Alberto Julián Pérez

I

Yo digo

Hermanos poetas

navegantes de las tinieblas, 

portadores de las lámparas de fuego 

que iluminarán el camino a los ángeles 

cuando se cierre el cielo

y venga la última noche,

mis hermanos, mis padres,

mis esclavos, mis maestros,

mis muertos favoritos,

todos nosotros hijos del mismo espíritu 

cuyo nombre no sabemos realmente

y le llamamos poesía.

II

Digo, contradigo.

Quien no siente a dios en sí 

no puede vivir la poesía, 

quien no se sabe inmortal 

no es un poeta,

quien no siente que el lenguaje

es el origen

no comprende la vida.

Quien no entiende que la poesía es un manto 

duerme desnudo y solo en el vacío 

abandonado de los dioses.

Quien no se casa con la poesía 

llora sin consuelo en el cielo frío. 

El sol mira con envidia al poeta.


III.

Hermanos ángeles 


a.

Digo, contradigo

las verdades no son eternas, 

como una moneda cambiante

el mundo está en metamorfosis.

b.

La poesía es un juego.

El hombre es su propio dios.

Los dioses han bajado del Olimpo.

c.

El poeta vive en la historia. 

Sin historia no hay poesía.

d.

Hay una poesía para los reaccionarios. 

Otra para los colonizados.

Otra para los que buscan a dios.

Otra para los que le temen

y escriben en prosa. e.

Lo real

Lo surreal

La poesía

Sus contradicciones


IV


Yo juego 

1.

Como no ser yo

como estar muerto

y seguir escribiendo desde las sombras

2.

Digo, contradigo

3.

La poesía busca a los poetas 

y dios a sus hijos

4.

Los libros sagrados

fueron escritos por los poetas

5.

La poesía es un acto involuntario. 

La musa guía la mano

del poeta. El poeta

obedece su llamado.

6.

¿Quién es la musa? 

Marque con una cruz: la muerte,

la eternidad,

la vecina de la esquina, mi madre,

la editora de Planeta.

7.

Erato, Calimnia, Caliope 

mis madres

el que va a morir os saluda


V


Yo pienso 

i.

Cuando la palabra del poeta 

se desprendió de sí

nació la prosa

y comenzó la literatura.

La divinidad dejó de ser en ella. 

Expulsados de dios

los poetas desde entonces 

vagan por la tierra

y escriben, eternamente,

un mismo poema interminable.

ii.

La poesía, mortal, peregrina, 

vive en la constante nostalgia 

de su propia divinidad, 

expulsada del Olimpo

por ser demasiado humana. 

iii.

Digo, contradigo.

El hombre es un proyecto inconcluso.

La crueldad es común a todos los animales. 

Darwin cree en la evolución.

Sócrates busca la verdad.

iv.

Poetas errabundos

mis hermanos

levántense del polvo

dejen que venga el día

la luz eterna

la poesía del sol.

Dejen que entre el otro

que llegue la pasión.

Abandonen su isla

reemplacen el verso por el diálogo 

el monólogo por la política.

v.

El yo desea un lugar en el mundo 

vi.

La vida

El juego

Nosotros, los poetas, 

perdidos en las tinieblas 

buscamos en las estrellas 

la inmortalidad del alma.

vii.

Que se haga la luz y viva

la poesía del día

la poesía del amor

la poesía del pueblo 

la poesía del mañana.

viii.

La verdad

El destino

La revolución

El hombre

Vuelta a uno mismo

ix.

Yo digo, contradigo.

Vivimos en un mundo de apariencias. 

Vivimos en un mundo de ilusiones.


2021


No hay comentarios:

Publicar un comentario